Ces journées qui nous font grandir…

On dit que l’on a chaque jour l’occasion d’apprendre, de grandir, de s’améliorer… Il y a quelques jours j’ai eu une de ces journées où rien ne se passe comme prévu. Je donnais le soir un cours important pour moi, un cours que j’attendais depuis longtemps et qui était complet (première fois que j’avais autant d’élèves 🙈).
Il y a encore quelques mois, avant de donner un cours je passais les deux jours précédents à le réviser, j’avais besoin d’arriver + d’1h à l’avance pour être sûre que tout allait être ok, pour me donner confiance, me rassurer, être prête…

Mais ce jour là tout m’a échappé, un rdv de dernière minute chez le médecin quelques heures avant, qui a eu + d’une heure de retard, et dont je suis sortie toute patraque, mal de bide et vidée d’énergies, en me demandant comment j’allais pouvoir donner un cours de yoga dans cet état… On était 2h avant le cours et en rentrant chez moi pour enfin me préparer je me suis rendue compte que j’avais oublié mes clés et j’étais coincée à la rue…
J’ai réussi à réunir mes dernières forces pour ne pas craquer, j’ai eu la chance d’être secourue par une amie qui m’a accueillie, réconforté et prêté un legging 😅

Et je me suis finalement rendue compte sur le chemin pour aller donner mon cours que j’étais prête. Que je n’avais pas besoin de toute cette préparation rassurante pour faire ce que je savais faire. Dès que le cours a commencé, tout s’est remis dans l’ordre, tout s’est déroulé en fluidité. Comme chaque fois que je donne un cours je me suis sentie à ma place, « au bon endroit au bon moment ».

Mais plus encore à la fin de cette journée j’ai réalisé le chemin parcouru ces dernières années ! Il y a quelques années je me serais effondrée au premier obstacle, je me serai renfermée sur moi-même en me plaignant que la vie est injuste et ne me fait pas de cadeaux. J’étais physiquement incapable de surmonter le stress et la pression. J’étais tétanisée et submergée dès que je me sentais dépassée par les évènements.
À la fin de cette journée j’étais épuisée mais heureuse. Je me suis sentie forte de ce que m’avait apporté cette journée. Confiante et pleine de gratitude. Envers moi même et envers la vie, pour me permettre de constamment apprendre, évoluer et m’améliorer… 🌱

Les oeufs de Yoni

Pour révéler son potentiel féminin
  de Peggy Tournigand

La première fois que j’ai entendu parler des œufs de yoni je crois que c’était sur Instagram. Le Yoni est le terme sanskrit qui décrit le sexe féminin et il s’agit ici d’une pierre en forme d’œuf que l’on introduit donc dans sa « Yoni »…
Déjà très intéressée par la lithothérapie et le pouvoir guérisseur des pierres, cela ne m’a pas semblé si étrange que ça de les utiliser pour soigner aussi cette part intime de nous. D’un point de vue purement physiologique, on connait l’importance d’avoir un périnée tonique et c’est quelque chose que l’on peut travailler dans la pratique des asanas en yoga. Je sais aussi que des boules de Geisha peuvent être conseillées par les sages femmes et gynécologues pour rééduquer en douceur le périnée suite à un accouchement.Ces œufs de Yoni ont donc attiré ma curiosité, et d’autant plus que le sujet s’est ensuite présenté à moi lors de ma formation ou lors de discutions avec des amies yogini. Un peu comme avoir un jeu d’oracle ou des cristaux chez soi, avoir son œuf ne relève pas du domaine du secret ou de la bizarrerie. Au contraire c’est un nouvel «outil» que l’on nous propose pour travailler divers facette de sa féminité, pour encore plus s’épanouir en tant que femme.
J’ai continué mes recherches, trouvé des témoignages sur internet (notamment celui des Oracles d’Isa visible ici ) , des articles dans les magasines et découvert ce très joli livre de Peggy Tournigand.

« Selon moi, la pratique des œufs de Yoni peut permettre de réconcilier les femmes avec la féminité. Elle peut les aider à reconnaître, intégrer et aime leur féminin sacré.(…) Par exemple, [l’œuf] en quartz rose, en raison de sa douceur et de son pouvoir de guérison, peut nous aider à faire la paix avec notre passé et nos traumas au niveau et de notre condition de femme.
Il nous permet de nous aimer telles que nous sommes. L’œuf nous ouvre les portes du féminin afin de vivre pleinement notre vie de femme et d’accueillir toutes les déesses qui sont nous : la séductrice, l’amante, la maman, la business woman, l’amie, l’infirmière… et afin de révéler tout notre potentiel et notre puissance.
» extrait du livre

J’ai dévoré ce livre inspirant, qui entre autre regroupe des témoignages, nous parle de l’histoire des œufs de Yoni mais aussi de la femme, des pierres et de leurs pouvoirs ainsi que des chakras. Il nous propose aussi des exercices à faire avec ou sans œufs et de jolies méditations que l’ont peut retrouver en audio sur le site internet.
L’auteur nous guide tout en douceur à la découverte de notre corps et de cet œuf un peu « magique ». Un ouvrage complet en somme, que je ne saurais que vous recommander !

Pour en savoir plus : https://www.oeufs-de-yoni.com/
Ou encore je peux conseiller Aurore de Wo-man-ly  qui propose des stages d’initiation à l’oeuf de Yoni (plus d’info)

A cœur ouvert

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Ce n’est pas évident de se dévoiler, de s’ouvrir aux autres, et en particulier ici.
J’ai l’impression d’être tiraillée entre la « génération selfie » dont je fais partie et tous ses détracteurs: n’est-ce pas un peu narcissique ? quel intérêt de dévoiler sa vie publiquement ? et puis qui ça intéresse ?
Lorsque que l’on étudie le yoga la question de l’ego est aussi centrale. Est-ce mon ego qui vient ici chercher à se satisfaire ?

Pour ma part je trouve beaucoup d’inspirations sur les réseaux sociaux. C’est en suivant les conseils de personnes que je « suis » que j’ai commencé à écouter des podcasts, que j’ai découvert certains livres qui m’enrichissent, ou encore que j’ai pu trouver un écho à propos de sujets qui me passionnent mais n’ont pas le même attrait pour mes ami(e)s.

Ce n’est pas facile de trouver ma place, ma voix ici…
D’essayer de me « vendre » à travers mon site web alors que je suis à peine en train de découvrir qui je suis et ce dont je veux faire de ma vie. Mais ça me semble important pour moi de partager tout ça. De me fabriquer une place à ma taille sur cet outil qu’est internet, pour rendre un peu plus concret ce voyage. Ces voyages. À travers le yoga, à travers moi-même et à travers le monde. C’est travailler sur ma timidité, sur ma confiance en moi, sur mon estime de moi.

Et puis partager c’est aussi pourquoi j’ai eu envie de devenir professeur de yoga. Partager mes connaissances, mes expériences, mes découvertes. Et ici je peux aussi partager mes questionnements, mes doutes parfois et mes joies surtout. Mes petits et grands plaisirs.
Partager avec vous « sans filtre » et à cœur ouvert.
Merci pour ceux qui me lisent, j’espère que ce n’est que le début de cette aventure ensemble.

Plus forte ensemble

Le weekend prochain je retrouve mon groupe d’amies de fac le temps d’un court séjour au bord de l’océan. 5 nanas très différentes les unes des autres, avec au minimum une dizaine d’années d’amitié derrière nous.
On a toutes une histoire différentes, des souvenirs différents et en dix ans on a eu le temps de changer, d’évoluer, de s’éloigner, de se rapprocher.
On n’a pas les mêmes rapports à la religion, à l’argent, à notre corps.
Ensemble on a connu les cœurs brisés, les stages et petits boulots, des folles soirées et des fous rires.
Aujourd’hui on en est toutes à des étapes différentes de nos vies: mariée, propriétaire, en reconversion professionnelle ou éternelle nomade. Et c’est un peu tout ça qui fait notre force au fond.
On a tellement à apprendre les unes des autres.
Chacune peut apporter un peu de sa différence au groupe pour le rendre encore plus riche de connaissances et surtout de bienveillance, d’amour. Ce n’est pas toujours facile quand les avis divergent. Quand on ne vit pas ou ne ressent pas les choses de la même façon.
Mais ça vaut le coup de s’accrocher, de voir plus loin.
J’ai longtemps pensé que je n’étais pas le genre de fille à trop traîner avec d’autres filles.
Ado j’étais plutôt du genre à avoir mon groupe de potes mecs, parmi lesquels je me sentais mieux. Moins de drames, de prises de tête, de jalousie, de jugements.
Et pourtant aujourd’hui ce groupe de filles fait partie de ce que j’ai de plus précieux en amitié.

On vit dans un monde où on devrait pouvoir sans craintes compter les unes sur les autres.
Ne pas se sentir en compétition entre femmes mais au contraire de soutenir, s’entraider, créer des liens, des connexions. C’est pas nouveau à plusieurs on est plus forts, capable de plus grandes choses !
Alors il faut parfois savoir passer au delà de son égo, accepter les désaccords, prendre le temps de s’apprivoiser, et le faire autant de fois que nécessaire. Mais ça vaut le coup. C’est la diversité qui fait que notre monde est si beau, si incroyable.

Lors de mes trois semaines de formation, j’ai vécu dans un groupe de 5 (puis 6) femmes, de 25 à 50 ans, arrivant d’Irlande, d’Allemagne, du Pérou, de Suisse… Et en trois semaines il n’y a jamais eu aucune tension entre nous, aucunes incompréhension.
Au contraire, on a littéralement vécu cette expérience main dans la main, nous étions des étrangères et nous sommes devenues une famille. Dès le premier jour nous avons créé une relation basée sur le respect, le partage, la communication et la bienveillance. Nous avons été entières, sincères et nous avons juste ouvert nos cœurs sans s’imposer de barrières. Et ce cercle de femmes m’a vraiment aidé à vivre au mieux ce voyage en moi-même et dans l’approfondissement de mon apprentissage du yoga. Je me suis sentie entourée, soutenue, en sécurité, et plus forte que jamais.

Le weekend prochain je retrouve mon groupe d’amies de fac et je sais que depuis la dernière fois que je les ai vues on a toutes changé. Je sais que je suis encore plus déconnectée de la vie parisienne qu’avant, encore plus « à l’ouest » dans mes pensées, mes projets, mes rêves.
Mais j’ai pris conscience que c’est ce que j’ai envie de cultiver, ce qui fait qui je suis et pourquoi on m’apprécie ou pas. Et j’ai confiance en cette forte amitié qui nous lie au delà de toutes nos différences et je suis impatiente de les rencontrer de nouveaux.

Je rêve d’une société où toutes les femmes cultiveraient leurs différences et uniraient leurs forces en ayant conscience de leur pouvoir de changer le monde.